Cette année, trois étudiants de l’ENSTA Bretagne ont eu l’opportunité de travailler sur un projet d’ampleur européenne et aux enjeux écologiques cruciaux : le projet ICE.

Le projet ICE, qu'est-ce que c'est ?

Le projet «Intelligent Community Energy» a pour but d’apporter une solution à certaines îles et certains territoires isolés qui, en termes de solutions énergétiques, sont confrontés à différents problèmes. Du fait de leur éloignement, ils souffrent d’une forte dépendance. Acheminer de l’énergie jusqu’à ces territoires ou les raccorder aux réseaux nationaux se révèle extrêmement compliqué. La production d’électricité se fait donc à partir d’énergies fossiles, ce qui provoque non seulement des émissions de carbone très importantes mais aussi une sensibilité accrue de ces territoires aux fluctuations des prix des énergies fossiles.

C’est le système énergétique entier qu’il faut repenser et c’est le défi que se sont lancé les fondateurs du projet. Le projet ICE repose sur la conception et la production d’un tout nouveau système énergétique à faible empreinte carbone qui serait capable de jouer un rôle majeur dans la diminution de la pollution de ces territoires en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre au minimum de moitié, voire même totalement.

Où faut-il agir ? La réponse des élèves

Avant toute chose, il faut identifier et localiser ce qu’on appelle les Zones Non Interconnectées (ZNI) et c’est le travail qui a été proposé aux futurs ingénieurs. Les étudiants de l’ENSTA Bretagne ont donc dû sélectionner 24 îles toutes situées dans la région de la Manche ou ses alentours et sur lesquelles ils ont concentré leurs recherches. En trois mois, ces étudiants ont rempli leur objectif qui était d’obtenir des informations concernant l’état énergétique des îles et d’en dresser un bilan. L’idée était de déceler, dans ces 24 îles, celles au potentiel énergétique le plus élevé, c’est-à-dire celles qui ont le plus besoin d’un changement radical de leur système d’énergies et où une transition vers un système innovant et écologique serait le plus envisageable. Les étudiants ont ainsi fini par mettre en avant 8 îles : l’île d’Ouessant, Inishmore, Rathlin, Molène, Sark, Chausey, Sein et Aurigny.

Un projet d’une telle ampleur a particulièrement motivé les élèves : « Le projet ICE est un véritable tremplin pour le développement des potentiels énergétiques de nos régions, et ce grâce aux nombreux partenaires impliqués. Travailler pour ce projet au sein de Junior IMPACT a été une belle opportunité pour approfondir les connaissances tant sur les réseaux énergétiques autonomes des ZNI que sur les Énergies Marines Renouvelables (EMR) » témoigne Mathieu Mith, étudiant en Architecture Navale et Offshore.

Une expérience unique

L’expérience a été particulièrement enrichissante pour les élèves ayant réalisé l’étude tant sur le plan technique que sur le plan humain et social. En effet, leur participation au projet a permis aux élèves de faire de nombreuses rencontres et d’entrevoir alors un aspect inédit du problème, comme l’explique Benjamin Lecœuvre, étudiant en Hydrographie : « Le projet ICE m’a permis de découvrir de manière concrète l’aspect humain dans l’implantation des technologies EMR. Rencontrer et interroger les différents acteurs, potentiels clients et consommateurs de ces sources d’énergie m’a permis d’entrevoir tout un spectre du domaine des EMR qui m’était encore inconnu et me motive d’autant plus à m’engager dans cette voie ».

L’étude a aussi aidé les élèves à se pencher sur des questions environnementales auxquelles ils étaient déjà sensibles et à y chercher des solutions. « Ce qui était intéressant et stimulant dans ce projet, c’était son côté environnemental et novateur » nous confie Samuel Prouten, étudiant en robotique autonome.

Ils en gardent ainsi un souvenir mémorable en sachant avoir contribué à un projet qui leur tenait à cœur : « Le sujet de l’étude était passionnant puisque le rapport rendu va permettre la transition énergétique de nombreuses îles vers des énergies renouvelables novatrices. Les entreprises pourront avoir une idée plus précise du marché des énergies renouvelables sur ces îles, ce qui va encourager la recherche de technologies innovantes » explique Antoine Gallois, chef du projet ICE chez Junior IMPACT.

Des évènements internationaux

Dans le but de présenter les résultats aux partenaires européens, les étudiants ont pu participer à deux évènements qui ont eu lieu en distanciel afin de respecter le contexte sanitaire actuel. Le 17 septembre 2020 a d’abord eu lieu le Webinair du projet ICE, puis s’en est suivie la 12ème édition de la Sea Tech Week la semaine du 12 octobre. La Sea Tech Week, évènement international portant sur le monde des sciences et des technologies marines auquel l’ENSTA Bretagne a également participé, réunit chaque année des entrepreneurs, des chercheurs et des étudiants. Ce fut une belle occasion pour les trois élèves d’échanger et de présenter ce projet qui leur tient tant à cœur, comme le souligne Samuel : « La Sea Tech Week a été une superbe occasion de présenter le rapport de Junior IMPACT auprès d’industriels et d’acteurs de l’innovation dans les énergies vertes. Je m’en souviendrai comme d’une expérience très enrichissante pour mes études à l’ENSTA ».

         Ces présentations ont permis aux élèves d’apporter une conclusion à leur travail et d’y ajouter une dimension européenne. « Cette étude s’inscrit en prémices d’un projet écologique européen de grande ampleur et je suis fier que Junior IMPACT, par l’intermédiaire des deux clients qui nous ont fait confiance, ait pu contribuer à sa manière à ce projet. » conclut Antoine.




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